De nouveaux habitants dans le marais communal

Les membres de la société de chasse du marais communal et de la fédération départementale de chasseurs de la Somme avec les nouveaux lapins de garenne tout droit venus de la Cité scolaire d’Amiens (Photo ville du Crotoy)

 

Sous l’impulsion de la municipalité du Crotoy, qui fait d’ailleurs suite à l’un de ses projets de campagne, il a été mise en place une garinnière dans le périmètre du marais communal.

 

Une action menée avec le concours de la société de chasse et de la fédération départementale des chasseurs de la Somme en vue de repeupler le marais communal en lapins de garennes.

 

Depuis quelques années, la population de lapins dans le marais avait beaucoup diminué pour disparaître complétement. La raison principale : les épidémies de myxomatose, de maladie hémorragique virale du lapin (RHD) et de coccidiose.

 

Pour la société de chasse crotelloise, garante de la biodiversité locale avec la commune, l’idée était donc d’organiser une réintroduction de cette espèce endémique et qui manque au paysage faunistique et floristique…

 

Les nouveaux Crotellois aux origines amiénoises

Pour ce faire, sous la houlette d’Olivier Facquet, agent territorial de la fédération de la Chasse de la Somme, les chasseurs crotellois et saint-firminois se sont rendus à la cité scolaire d’Amiens qui pullule de sympathiques lapins de garenne.

 

Avec l’aide précieux du personnel de la cité scolaire, les chasseurs du Crotoy ont capturé une bonne vingtaine d’individus, pour la ramener dans le marais communal.

 

« Nous avons été très bien accueilli par la direction de la cité scolaire, et c’est une opération qu’on a menée avec des spécialistes disposants de furets, qui débusquent les lapins dans leurs terriers. Les lapins se réfugient dans des tubes ou des poches et nous n’avons plus qu’à les ramener » explique Julie Bilhaut, présidente des chasseurs du Crotoy et de Saint-Firmin.

 

Une fois sur place, les nouveaux « résidents » du marais disposaient d’une spacieuse garinnière dans laquelle ils séjourneront quelques semaines, le temps de leur acclimatation avant d’être lâchés en totale liberté dans le marais d’une superficie de 216 hectares.

 

Lorsqu’on sait qu’un lapin de garenne vit le plus souvent sur trois ou quatre hectares, cela laisse une belle marge d’évolution démographique chez le lapin de garenne…

Un moratoire de chasse au lapin pour au moins trois ans

« On est très contents de cette opération, c’est une première qui s’est très bien passée, et pour laquelle nous souhaitons mettre toutes les chances de notre côté. Aussi, nous avons pris une mesure de moratoire qui interdit la chasse aux lapins durant au moins ces trois prochaines années » insiste Julie Bilhaut.

 

L’idée étant d’assurer la présence l’espèce, d’en prendre soin le plus naturellement possible et de réguler en fonction de son développement dans les mois et les années à venir.

 

La société de chasse est ouverte à tous les généreux donateurs de carottes, salades ou navets pour nourrir dignement ses nouveaux hôtes.

Contacter Julie Bilhaut : 06 25 92 17 13.

 

=> Pour rappel : Assemblée générale de la société de chasse du Crotoy, dimanche 5 septembre, salle Colette, 9h.

=> Pour rejoindre le comité directeur : adresser un courrier à l’attention de la présidente, Julie Bilhaut, mairie du Crotoy. 12 rue du générale Leclerc, 80 550 Le Crotoy. avant le 2 septembre.